Love is far away

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Love is far away, you know ?
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Que vous inspire cette phrase ?
Et que pensez-vous de cette image qui reflète mon idée à moi ?
Love is far away

# Posté le samedi 01 septembre 2007 06:28

Love is far away

L'amour est lointain et inacessible. ***

Je pense être une des plus aptes à la comprendre.
Love is far away, far from eyes.
But in heart, he's so close.
***

"We were born to fly
T
o reach beyond the sky
To carry on forever after
You and I
You keep my faith alive
With you I'm not afraid
T
o rise and fall and face disaster
Y
ou and I
We were born to fly "

"To Be With You In Heaven" Scorpions
***


Piece by piece
Is how I'll let go of you
Kiss by kiss
Will leave my mind one at a time
One at a time
...

Katie Melua
***


"
Taches de sang sur taches de café... pauvre mur blanc."


"Ça saigne, ça coule, ça borde, ça explose, et le noir n'inspire pas le bonheur.
On dirait de la vie et de l'amour dans une boite.

Et pour la phrase, l'amour n'est pas loin, il n'est juste pas là où on voudrait qu'il soit."

# Posté le lundi 03 septembre 2007 12:04

Modifié le mardi 03 juin 2008 04:16

Aube meutrière

Aube meutrière

* Clair de lune bleuté, *
* Nuit fraîche et reposante, *
* Eclat de lumière. *
* So
us ses suivantes brillantes *
*
Du sombre firmament, *
* Un
e reine de glace s'avance, *
*
Froide, inaccessible, sublime. *
*
Tout feu de joie s'essouffle *
* Et tout un chacun s'arte *
* Pour un instant de contemplation. *
* Impression béate d'insignifiance, *
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Recueillement silencieux. *
* Eclat soudain de dévotion *
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Face à sa magnificence, *
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Son règne nocturne *
*
Bientôt s'achève. *

# Posté le samedi 15 septembre 2007 04:35

Modifié le samedi 22 septembre 2007 14:33

Pensées

Pensées
Je me dis parfois qu'il est dur de grandir. C'est dur parce qu'on découvre petit à petit tout ce qui nous entoure et que forcément, comme on n'y connaît rien encore, on fait des erreurs, on tâtonne, on y va à reculons puis on avance et on finit par y arriver. On finit par y arriver ? Toujours ? Oui, normalement c'est comme ça que sa se passe. Normalement... Mais quand on pense normal, on pense à quoi, au juste ? Tout le monde ne peut pas être "normal" puisque tout le monde pense différemment. Du moins, en théorie. C'est dur de grandir parce qu'on se cherche et qu'on ne se trouve pas forcément du premier coup. Et si on ajoute à ça le fait qu'on évolue tout au long de notre vie, ça en devient carrément problématique. On parle souvent "d'âge ingrat", de "crise de la quarantaine" ou de vieillesse, et on se rend compte que chaque période a ses soucis, chaque période à ses joies et sa façon de voir. Mais qui suis-je, moi, pour parler ainsi des choses de la vie alors que je n'en suis encore qu'au stade de bourgeon dans cet immense cycle des saisons ? En ce moment, je me dis que je suis en train de me perdre dans des sentiers inconnus, des sentiers aux couleurs et aux sensations étranges. Il me faut passer par là, car il est impossible de reculer une fois que l'on s'est engagé sur ces chemins tortueux. Mais la nuit est tombée et je ne sais plus où je suis. J'ai un peu peur... Et pourtant une lueur continue de briller quelque part. Une lueur dont la nature m'est encore irrévélée, qui cherche à me guider et à m'empêcher d'avancer à reculons. Pas de colère, pas de tristesse, pas de bonheur, pas de rancune, pas de regrets, pas d'impatience. Seulement une sensation bizarre et le sentiment qu'il manque quelque chose. Le sentiment qu'il faut que je regarde autour de moi et que je retrouve quelque chose que j'ai égaré en voulant me jeter sur un sentier sans réfléchir, qu'il faut attendre chaque partie de soi pour pouvoir continuer. Mon corps est là, mon esprit aussi. Et mon âme ? Se serait-elle foulé une cheville ? Où est-elle ? Cette absence de réaction, cette solitude, ne seraient-elles pas dues à son absence ? Mais je ne peux pas retourner en arrière... je ne peux pas retourner la chercher, cette fois. Seulement l'attendre... Et si elle était réellement blessée ? Quelqu'un s'arrêtera-t-il pour la rassurer et me la rendre ? Je ne sais pas si elle a vraiment envie de suivre ce que deviennent mon esprit et mon corps. Sans elle, ils ne sont plus tout à fait moi... Je crois que je vais m'asseoir, et que je vais l'attendre. Patience et longueur de temps, et pourquoi pas observation. Après tout, ce chemin si étrange me révèlera peut-être des choses que j'ignore encore... Peut-être que la lueur qui me suit en secret se révèlera lorsque le jour renaîtra... J'ai hâte que l'aube vienne. Mais je l'attendrai aussi longtemps qu'il le faudra et jamais je ne la presserai. Jusqu'à ce qu'elle m'annonce que quelqu'un a retrouvé mon âme esseulée...
Alors je recommencerai d'avancer
, flânant paisiblement sur les sentiers qui me seront offerts.

# Posté le dimanche 30 septembre 2007 09:27

Modifié le lundi 01 octobre 2007 01:27

La vie est un tableau, nous en sommes les peintres, les autres sont nos couleurs.

Si le monde peinturluré que nous avions créé devient gris, il faut recommencer.
Une couleur souvent oubliée, ou qui passe inaperçue, ou qui est mise de côté. Et pourtant elle n'est jamais loin, c'est le gris. Elle arrive, penaude, lorsque les peintres que nous sommes laissent déraper leur pinceau sur la palette de couleurs qui servait à peindre leur vie comme bon leur semblait. Nous, artistes connaisseurs de plus ou moins de nuances, choisissons un pinceau qui correspond à ce que nous sommes et qui peint, brosse, trace et étale les couleurs de notre choix sur une belle toile blanche. Des couleurs vives, des couleurs sombres, des pastels au teint doux et agréable, des tons chaud ou froid, voilà tout ce qui fait ce que j'appelle un tableau. J'avais commencé timidement, dans un coin de ma toile, à tracer des traits si fins qu'ils étaient difficile à percevoir, avec un pinceau si petit qu'il me fallait un toucher d'une délicatesse extrême pour le manier. Mes couleurs étaient parfaitement sépaes sur ma palette, et encore peu nombreuses. Puis, au fil du temps, j'ai adopun pinceau plus grand et plus épais, mes traits sont devenus plus sûrs, mon tracé plus net, mon tableau plus coloré. Un peintre, lorsqu'il a commen, ne s'arrête que difficilement. Seuls les plus expérimentés savent qu'une oeuvre nécessite patience et longueur de temps, finesse et délicatesse. Mon pinceau est devenu de plus en plus gros, mon dessin grossier. Et, par mégarde, j'ai mélangé mes couleurs. Qu'arrive-t-il quand on ne fait pas attention à ses gestes ? Quand on met trop de peinture sur la toile fine ? Quand on est trop gauche ? La toile se perce, devient grise, et il ne reste plus qu'un pâdégoutant qui n'a ni forme ni consistance véritable. Et pensez-vous que le tissu à l'origine si blanc soit récupérable ? Non. Gâché. C'est fini, plus de tableau.

Alors on prend une nouvelle toile, et on hésite. Je n'ai plus de peinture, mes pinceaux sont cassés, n'ont plus de poils à leur bout ou ont perdu leur souplesse parce que, trop pressée, je n'en ai pas pris soin. Ah, mais je crois qu'il m'en reste un...


Je m'en vais récupérer mon premier pinceau, mon tout petit, mon cher ami. Un pinceau qui pourra me permettre de recommencer les traits si fins que j'avais abandonnés. Je m'en vais pour revenir doucement et retrouver mes couleurs. Différentes de celles qui, jadis, furent miennes, d'une brillance tout autre. Et, avec mon si petit pinceau, nous esquisserons le premier point sur la belle toile blanche. Avec mon pinceau si précieux, mon pinceau qui se nomme Solitude.

# Posté le vendredi 19 octobre 2007 15:58

Modifié le vendredi 19 octobre 2007 16:08